Le buggy Pégase prend son envol

Le buggy Pégase prend son envol

Le buggy Pégase prend son envol

“Oh regarde, un buggy volant !” “Haha, très drôle…” Et aussi très vrai ! Le projet Pégase est né de l’idée de faire le tour du monde en 80 jours avec un seul véhicule. Le résultat ? Le voilà.

Pégase, c’est quoi ?

Vous avez peut-être eu l’occasion de le voir : il a été l’un des projets phares du salon de l’armement Eurosatory, qui s’est tenu jusqu’au 20 juin au Bourget, à Paris. Il a été conçu par la start-up Vaylon, en collaboration avec les Forces Spéciales Françaises. Pégase a tout d’un vrai buggy : biplace, tout-terrain, un poids mini de 300 kg à vide et une charge utile de 150 kg, un moteur d’ULM et une voile de parapente qui lui permettent de s’envoler. Pégase est un véritable engin passe-partout, capable de rouler sur tous types de terrains jusqu’à 100 km/h. Si l’une des roues se bloque, le véhicule reporte l’énergie de son moteur sur les trois autres pour lui permettre de continuer sa route. Et si celle-ci est coupée d’une étendue d’eau ? Pas de problème, ça plane pour Pégase !

Comment ça, il vole ?

Depuis son premier décollage en 2013, le buggy a réalisé pas moins d’une vingtaine de vols ! Equipé de son moteur ULM et d’une voile de parapente de 38 m², le projet Pégase est capable de s’élever jusqu’à 3 000 mètres d’altitude pendant près de 3 heures. Pas besoin d’aérodrome pour lui permettre de décoller, le buggy sort sa voile, file plein gaz et ne touche plus le sol après seulement 50 à 100 mètres de prise d’élan ! Bridé à 20 cv au sol, le moteur libère ses 100 cv une fois en l’air et a une capacité de 50 L. Pour l’atterrissage, Pégase retrouve la terre ferme en 15 à 30 mètres.

A quoi ça sert ?

Un buggy volant, ça déchaîne forcément l’imagination sur ce qu’on peut en faire. La DGA est déjà très intéressée par le projet, qu’elle a commencé à tester et finance aussi en partie. Mais Pégase peut avoir d’autres utilisations possibles. Ainsi, il pourrait être utilisé dans le cadre de la surveillance de parcs naturels, de zones sensibles par la police. Il serait également utile aux secours pour rapidement atteindre les zones sinistrées et/ou difficiles d’accès, ainsi qu’aux particuliers pour un usage récréatif ! Pour cela, il faudrait compter entre 20 et 50 euros pour une heure de vol, ou être prêt à sortir environ 100 000 euros du porte-monnaie pour devenir l’heureux propriétaire d’un buggy volant.